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Tchad: deux ministres et le chef d’état-major dans l’Est après une frappe de drone soudanais sur Tiné

hooulra
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Tchad : Crise frontalière, Ndjamena monte d’un cran face aux incursions soudanaises

La tension monte d’un cran à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Suite à une frappe de drone d’origine soudanaise qui a dévasté la ville de Tiné le 18 mars dernier, faisant au moins 19 morts et de nombreux blessés graves, des figures clés du gouvernement tchadien ont été dépêchées sur place. Le ministre des Armées, Issakha Malloua Djamous, son homologue de la Sécurité publique, Ali Ahmat Akhabache, ainsi que le chef d’état-major général, Abakar Abdelkerim Daoud, se sont rendus jeudi dans l’est du pays.

Visite à Tiné et état d’alerte maximal

La délégation ministérielle a d’abord rencontré les autorités locales avant de s’entretenir avec les troupes tchadiennes déployées en nombre le long de la frontière. L’objectif : évaluer la situation sur le terrain, discuter des stratégies militaires et rassurer la population locale. Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a d’ores et déjà placé l’armée en « état d’alerte maximale », et a donné instruction de riposter à toute nouvelle attaque. Ces mesures interviennent dans un contexte de dégradation sécuritaire où le conflit qui ravage le Soudan déborde de plus en plus sur le territoire tchadien, semant mort et destruction. Les incursions des groupes armés soudanais sont devenues malheureusement monnaie courante ces derniers mois, transformant la région frontalière en une zone de tous les dangers.

Les ONG sonnent l’alarme, la riposte n’est pas écartée

La situation humanitaire à Tiné est particulièrement préoccupante. Médecins sans frontières (MSF) a pris en charge plusieurs blessés, certains dans un état critique, et appelle à garantir la sécurité du personnel soignant et des civils. La plupart des ONG habituellement présentes ont d’ailleurs quitté la ville par mesure de sécurité. La frappe de drone, dont l’origine exacte fait débat entre les différentes factions soudanaises, a ravivé les craintes d’une escalade. Selon des sources militaires, une intervention tchadienne au Soudan dans les prochains jours n’est pas à exclure, signe que Ndjamena pourrait décider de passer de la dissuasion à l’action pour protéger son territoire et ses citoyens.


📰 Source: RFI