Technology

Screamer est le jeu de course qu’il vous faut si vous avez grandi à l’air PS1/PS2

hooulra
4 min read

Screamer : L’héritier tant attendu des jeux de course à l’ancienne qui vous fera hurler de plaisir (ou de frustration)

Pour ceux qui ont passé leurs adolescences à déraper sur les circuits futuristes de Wipeout ou à négocier des virages serrés sur les pistes de Gran Turismo, un nouveau venu pourrait bien réveiller une nostalgie enfouie. Screamer, le dernier-né du studio italien Milestone, ne se contente pas de revisiter le passé ; il le propulse dans une nouvelle dimension, alliant la vitesse effrénée à une dose de combat survoltée, le tout avec une présentation visuelle qui évoque le meilleur des générations PS1 et PS2.

Quand la nostalgie rencontre le défi : une prise en main qui ne pardonne pas

Soyons honnêtes, le jeu de course n’est pas toujours un long fleuve tranquille, surtout pour ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont toujours eu plus d’affinité avec les dérapages contrôlés d’un kart qu’avec la précision millimétrée d’un bolide de compétition. Screamer ne déroge pas à la règle. Attendez-vous à quelques tours de piste, voire quelques heures, pour apprivoiser ses commandes. L’accélération se gère à la gâchette droite, tandis que les deux sticks analogiques sont mis à contribution : le gauche pour des virages fluides, le droit pour des drifts démentiels. L’objectif ? Maintenir une vitesse de pointe constante en maîtrisant l’art du dérapage contrôlé, une mécanique qui rappelle indéniablement l’esprit de Wipeout, mais avec une sensation palpable de l’asphalte sous les roues. Cette promesse de sensations fortes est bien présente, mais elle demande une certaine persévérance. La liaison entre votre cerveau et vos doigts devra être parfaitement synchronisée pour atteindre cette conduite réactive et fluide qui fait le sel du jeu. Et attention, la prise en main peut même varier subtilement en fonction du personnage sélectionné, ajoutant une couche de complexité bienvenue pour les plus audacieux.

Plus qu’une simple course : le combat s’invite sur la piste

Mais Screamer ne se limite pas à une simple démonstration de pilotage. C’est un cocktail explosif où le corps à corps virtuel est roi. Au fur et à mesure que vous montez les rapports (activés par la gâchette gauche et signalés par le son du moteur ou une jauge de vitesse qui change de couleur), vous accumulez de la “Sync”. Cette précieuse ressource alimente l’”Echo”, une sorte de super-pouvoir qui peut se déclencher sous forme de boost, à la manière du nitro dans les jeux Need for Speed, ou se transformer en “Entropie” pour littéralement démolir vos adversaires. Oui, vous avez bien entendu. En plus de surveiller votre trajectoire, il faudra rester constamment à l’affût des attaques ennemies, matérialisées par des indications à l’écran, et dégainer votre bouclier au bon moment. Une attaque malvenue ou simplement le stress généré par la pression peut rapidement vous envoyer dans le décor, ruinant une course par ailleurs parfaite. Heureusement, vous pouvez aussi prendre votre revanche en transformant votre véhicule en véritable missile, capable d’anéantir tout ce qui se trouve sur votre chemin. C’est grisant, mais l’abus de ce mode peut aussi se retourner contre vous et vous propulser directement dans une barrière.

Ce mélange audacieux de pilotage précis, de stratégie de combat et de références rétro, Screamer le réussit avec brio. Pourtant, au-delà de la jubilation des dérapages contrôlés et des explosions spectaculaires, une question demeure : ce tourbillon de sensations sera-t-il suffisant pour justifier le prix d’entrée et garder les joueurs accrochés sur la durée ? L’héritage des géants du jeu de course est lourd à porter, et seul le temps nous dira si Screamer parviendra à s’y inscrire durablement.


📰 Source: Numerama