Technology

« Les messageries privées demeurent un angle mort des efforts de la lutte contre la désinformation »

hooulra
2 min read


[rewritten headline] Désinformation : Ces messageries privées, le cheval de Troie qui échappe à la loi

Alors que la France se prépare activement à la prochaine élection présidentielle de 2027, les récentes élections municipales ont servi de répétition grandeur nature pour l’État dans sa lutte contre la désinformation. Des outils comme Viginum ont été renforcés, et l’Union Européenne a adopté le Digital Services Act (DSA), une législation ambitieuse censée accroître la transparence et la responsabilité des plateformes numériques. Pourtant, un angle mort majeur persiste : les messageries privées.

Le fléau des groupes privés

Des élections brésiliennes de 2024 aux tensions économiques au Liban, en passant par la propagande russe en Ukraine, les plateformes comme WhatsApp ou Telegram se sont révélées être des vecteurs redoutables de manipulation. Un rapport récent, fruit d’une collaboration internationale impliquant le Luxembourg, l’Ukraine et le Stern Center for Business and Human Rights de New York, met en lumière ce problème. Le cœur du réacteur ? La distinction obsolète entre communications “publiques” et “privées”.

Quand la vie privée devient une porte ouverte à la manipulation

Ces messageries, jadis cantonnées aux échanges intimes, ont évolué. Elles hébergent désormais des canaux de diffusion massifs, des groupes de milliers de membres, des systèmes de publicité et même des fonctions d’intelligence artificielle. Ces développements permettent une circulation d’informations fulgurante, tout en maintenant une fausse impression de sécurité et de confidentialité. La confiance intrinsèque aux échanges privés devient ainsi une faille exploitée pour diffuser des contenus trompeurs à grande échelle, échappant aux régulations conçues pour le web public. Il devient urgent de repenser les cadres légaux pour adresser cette nouvelle réalité numérique.


📰 Source: Le Monde Tech