# Tragedie en Mer aux Comores : 18 Âmes Perdues dans un Naufrage, le Désespoir Face aux Promesses Trompeuses des Passeurs
Un drame a frappé la nuit du 18 au 19 mars 2026 au large de Mitsamiouli, sur la Grande Comore. Dix-huit migrants, principalement burundais et congolais de RDC, dont un enfant de trois ans, ont péri dans des circonstances effroyables. Parti de Dar es Salaam en Tanzanie il y a une semaine, leur embarcation, censée les mener vers Mayotte, est devenue le théâtre d’une trahison mortelle. Les survivants, traumatisés, racontent comment leur passeur les a abandonnés en pleine mer, leur faisant croire qu’ils avaient atteint leur destination, juste avant que la marée ne les piège.
La Solidarité des Habitants face à l’Horreur
L’alerte a été donnée vers minuit, tirant les habitants et les pêcheurs de Mitsamiouli d’un sommeil profond. Les cris des naufragés ont guidé les premiers secours sur la côte. En un élan de solidarité remarquable, trente personnes ont pu être sauvées et rapidement acheminées vers l’hôpital de la ville. Pendant ce temps, les recherches se sont intensifiées en mer pour retrouver les disparus, un espoir mince s’amenuisant avec le temps. Les témoignages des rescapés dressent un tableau glaçant : le passeur, dans un acte de cruauté indescriptible, a délibérément trompé ces personnes vulnérables, les laissant à la merci des éléments alors qu’elles croyaient le pire derrière elles.
Un Appel à la Coopération Internationale face à un Fléau Persistant
Ce naufrage, le plus meurtrier de ce type connu à ce jour, met cruellement en lumière la dangerosité des routes migratoires clandestines et la cruauté des réseaux qui en tirent profit. James Bot, coordonnateur résident du système des Nations unies aux Comores, a fermement condamné ces “actes criminels”, pointant du doigt la responsabilité directe du passeur. Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahamed Assoumani, a salué la mobilisation des habitants de Mitsamiouli, soulignant que leur intervention rapide et leur solidarité ont été déterminantes pour sauver des vies. La communauté internationale est appelée à réagir. Le représentant des Nations Unies a insisté sur la nécessité d’une “solidarité internationale” et de la mise en place de “structures beaucoup plus permanentes” pour lutter contre ces tragédies. L’inhumation des victimes a eu lieu sur place, dans le respect et avec l’aide des habitants. Les survivants, quant à eux, ont subi des tests sanitaires, notamment en raison du risque de Mpox, rappelant que les périls de la migration ne s’arrêtent pas une fois la terre ferme atteinte.
📰 Source: RFI